OMBRE RECHERCHÉE
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- Publication : 23 mai 2025
- Par Julie Turgeon
Les trois ombrières géantes enracinées sur la nouvelle Place de la Gare, au centre-ville de Mont-Royal, ne semblent pas remplir leur fonction première. [ + ]
Les trois ombrières géantes enracinées sur la nouvelle Place de la Gare, au centre-ville de Mont-Royal, ne semblent pas remplir leur fonction première. [ + ]
Avec l’arrivée des beaux jours, la saison des souffleurs à feuilles à essence est commencée dans la cité-jardin et l’utilisation de ces appareils est loin de passer inaperçue.
Le règlement sur l’interdiction des souffleurs à feuilles à essence « a été abandonné » et « n’est pas au calendrier » pour le moment, a laissé savoir le porte-parole de la Ville, Alain Côté. PHOTO STATION MONT-ROYAL ARCHIVES « Les souffleurs à feuilles à essence ont recommencé à faire un bruit d’enfer! », s’exclame un résidant de longue date de Mont-Royal, visiblement excédé par ces appareils dont les vrombissements peuvent atteindre jusqu’à 115 décibels. « Puis là, on ne parle même pas de la pollution que ça génère », ajoute ce citoyen, qui a préféré garder l’anonymat.
Le riverain ne s’explique pas pourquoi l’arrondissement voisin a interdit les souffleurs à feuilles à essence sur son territoire en 2023, mais que la Ville de Mont-Royal n’ait toujours pas emboîté le pas. « S’ils ont eu raison des souffleurs à feuilles à essence à Outremont, pourquoi on ne les a pas encore interdits ici? Ce qui est bon pour l’un n’est pas bon pour l’autre? Elle est où la nuance? », a-t-il soulevé.
À l’automne 2023, le conseil municipal de Mont-Royal a déposé un avis de motion pour interdire les souffleurs à feuilles opérés par un moteur à essence. Or, le règlement qui devait être adopté en ce sens le mois d’après, a été retiré de l’ordre du jour, sans plus de détails.
De l’avis de la conseillère municipale, Caroline Decaluwe, le conseil n’a finalement pas adopté le projet de règlement, « car il semblait y avoir certains défis sur sa praticabilité », a-t-elle expliqué par courriel, notamment « sur la durabilité des batteries [des appareils électriques], la rapidité d’exécution et les impacts de coûts sur les résidants. »
Le règlement sur l’interdiction des souffleurs à feuilles à essence « a été abandonné » et « n’est pas au calendrier » pour le moment, a laissé savoir le porte-parole de la Ville, Alain Côté.
Selon ses explications, « les produits électriques à piles de qualité industrielle, actuellement sur le marché, ne sont pas assez efficaces », et donc, « la longévité des batteries et les coûts » [de transition] sont les raisons pour lesquelles l’usage des souffleurs à feuilles à essence est toujours permis sur le territoire de Mont-Royal.
La réglementation actuelle interdit toutefois l’utilisation des souffleurs à feuilles en tout temps, entre le 15 juin et le 30 septembre; et entre le 1er octobre et le 15 juin, avant 7 h et après 20 h, du lundi au vendredi inclusivement, et avant 10 h et après 16 h, les samedis, dimanches et jours fériés.
Avec l’arrivée des beaux jours, la saison des souffleurs à feuilles à essence est commencée dans la cité-jardin et l’utilisation de ces appareils est loin de passer inaperçue. [ + ]
La sculpture Éclosion, commandée par Mont-Royal en 2019, s’enracine dans une cour extérieure en région – depuis maintenant plus de cinq ans. [ + ]
La sculpture Éclosion, commandée par Mont-Royal en 2019, s’enracine dans une cour extérieure en région – depuis maintenant plus de cinq ans.
PHOTO CLAUDE MILLETTE À notre demande ce printemps, le sculpteur Claude Millette nous a fourni une photo de l’état actuel de son œuvre Éclosion, que l’on croyait jusqu’à tout récemment entreposée dans un atelier. « En fait, ma sculpture est entreposée à l’extérieur depuis que je l’ai terminée vers la mi-janvier 2020 », a révélé l’artiste, en entrevue avec Station Mont-Royal.
Au début de l’année 2020, Claude Millette avait dans l’idée que sa création allait être installée sur le campus MIL de l’Université de Montréal au printemps suivant, comme c’était prévu. « C’est de l’acier inoxydable », « c’est une pièce qui est destinée à l’extérieur de toute façon », « alors la sculpture a été déplacée dans l’arrière-cour de l’usine où elle a été fabriquée », dans le petit village de Saint-Bernard-de-Michaudville, en Montérégie ».
« D’ailleurs, la directrice générale de la Ville de Mont-Royal, Ava Couch, a vu la sculpture entreposée à l’extérieur », souligne-t-il. « Elle sait très bien où elle se trouve. De mémoire, elle est venue ici au printemps 2020 » et « on ne l’a pas déplacée depuis. » Or, puisque la sculpture a été « laissée au grand air, c’est sûr que l’on va avoir un nettoyage à faire avant de l’installer », a-t-il confié.
« Il n’y a rien qui bouge »
Pour la petite histoire, c’est à la suite de la tenue d’un concours visant la création d’une œuvre d’art public extérieure, destinée au « nouveau » campus MIL de l’Université de Montréal, sur l’avenue Beaumont, que la Ville de Mont-Royal a commandé la sculpture Éclosion à l’artiste Claude Millette, à l’été 2019. Le contrat de près de 200 000 $ a été payé au sculpteur depuis. Mais ce dernier dit facturer à la Ville autour de 4500 $ chaque année, pour la location du terrain où repose la sculpture, incluant l’assurance et l’entretien.
Claude Millette se rappelle de la lettre d’invitation au concours. Elle indiquait que les artistes étaient invités à soumettre un projet, « afin de doter le Complexe des sciences de l’Université de Montréal d’une œuvre offerte par la Ville de Mont-Royal. »
« Sur le jury, il y avait des représentants de la Ville de Mont-Royal, des représentants de l’Université de Montréal, ainsi que des spécialistes en art public », poursuit-il. « Donc moi, que je sache, tout a été fait dans les règles de l’art. Mais je trouve ça triste, parce que ça fait déjà cinq ans que l’œuvre est prête à être installée, mais il n’y a rien qui bouge », déplore-t-il.
Toujours pas de date pour l’installation
Le maire de Mont-Royal, Peter Malouf, a annoncé au conseil municipal de décembre 2024, que les négociations concernant la sculpture avec l’université avaient bien progressé. « Nous prévoyons installer l’œuvre au pied de la passerelle piétonnière de l’Université de Montréal d'ici le printemps 2025 », a-t-il dit.
Or, aucune date n’a encore été fixée pour l’installation de la sculpture, a indiqué par courriel le porte-parole de la Ville, Alain Côté.
Dans son plus récent budget, la Ville de Mont-Royal a affecté un montant de 53 000 $ afin de financer la mise en place de la sculpture en 2025. Un pareil montant avait aussi été alloué pour l’installation de la sculpture dans le budget de 2024.
En novembre dernier, une porte-parole de l’Université de Montréal avait expliqué à Station Mont-Royal que l’université avait toujours eu l’intention d’exposer l’œuvre d’art. Mais « malgré la bonne foi des parties », « force est de constater que des enjeux juridiques et opérationnels allongent les délais », avait-elle poursuivi, sans plus de détails.
Le recteur de l’Université de Montréal, Daniel Jutras, n’a pas donné suite à notre demande d’entrevue.
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La Ville de Mont-Royal vient d’octroyer un contrat de près de 89 millions de dollars (taxes comprises) pour le futur centre sportif et communautaire.
PHOTOS VILLE DE MONT-ROYAL Le consortium Équipe Sports et Communauté VMR, dirigé par les groupes Geyser et Axor, a été choisi pour la construction du futur centre sportif et communautaire en mode conception-construction.
Le conseil municipal de Mont-Royal a octroyé le contrat lors d’une séance extraordinaire le 28 avril. D’après le maire Peter Malouf, si tous les permis et les approbations sont donnés au cours des semaines à venir, le début des travaux pourrait commencer d’ici la fin de l’été ou le début de l’automne.
« De 30 à 36 mois sont prévus pour la livraison du bâtiment », a indiqué le porte-parole de la Ville, Alain Côté. Ce qui laisse présager une mise en service autour du printemps 2028.
Le projet retenu parmi les trois soumissions finales sera dévoilé au public le 13 mai prochain, à compter de 18 h, à la salle Schofield de l’hôtel de ville. Soit une heure avant la séance ordinaire du conseil municipal.
Il s’agit de la deuxième mouture du projet de construction de centre sportif et communautaire à Ville Mont-Royal. La première version, élaborée sous l’administration de l’ancien maire Philippe Roy, n’avait pas aboutie, en raison des soumissions reçues en avril 2021 – de 88 M$ et 94 M$ – jugés trop élevés.
Lors d’une séance d’information au printemps 2024, le directeur de projet Jean-Pierre Richard avait expliqué que « pour réduire les coûts », l’envergure du futur centre sportif, comprenant notamment une piscine intérieure, avait été revue à la baisse, la faisant ainsi passer de 13 004 m² à 11 402 m².
Pour arriver à réduire la taille du complexe d’environ 12 %, « on a rationalisé les espaces de circulation et limité le nombre d’étages en optimisant le sous-sol », avait-il dit, en précisant toutefois que la programmation des activités prévue dans la version initiale restait la même.
La réalisation du nouveau centre sportif en mode conception-construction, « permet de donner l’ensemble du mandat au même soumissionnaire qui devient alors responsable de réaliser les plans, les devis et qui procède ensuite à la construction selon un budget déterminé à l’avance », fait mention la Ville sur son site web.
PHOTOS VILLE DE MONT-ROYAL
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L’adoption du projet de règlement qui vise à modifier le Plan d’urbanisme de Mont-Royal pour changer l’affectation institutionnelle de l’ancienne synagogue Beth-El, située au 1000 chemin Lucerne, [ + ]
L’adoption du projet de règlement qui vise à modifier le Plan d’urbanisme de Mont-Royal pour changer l’affectation institutionnelle de l’ancienne synagogue Beth-El, située au 1000 chemin Lucerne, par une affectation d’habitation de haute densité, a une fois de plus été reportée.
L’ancienne synagogue Beth-El, située au 1000 chemin Lucerne. PHOTO STATION MONT-ROYAL ARCHIVES « La Ville de Mont-Royal a reçu une lettre du ministère de la Culture et des Communications au début février l’informant qu’une proposition de classement [patrimonial] a été reçue pour la synagogue en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel », a laissé savoir le maire Peter Malouf lors de la séance du conseil le 18 février.
« Ainsi, après réflexions et discussions parmi les membres du conseil, il a été convenu de ne pas procéder ce soir à l’adoption du règlement pour modifier l’affectation du site d’institutionnelle à résidentielle », a-t-il ajouté. « Le dossier est mis sur pause afin de donner le temps aux membres du conseil de mieux évaluer les impacts de cette proposition de classement. »
L’adoption dudit projet de règlement était aussi à l’ordre du jour du conseil municipal en janvier. Mais puisque plusieurs résidants ont demandé des éclaircissements sur ce dossier « complexe » — tel que l’a qualifié la conseillère Sophie Séguin le mois dernier —, l’administration Malouf a décidé à ce moment de repousser le vote.
Une page FAQ (pour Frequently Asked Questions ou Foire aux questions en français) a par ailleurs été mise en ligne sur le site de la Ville à la fin janvier, afin d’y voir plus clair sur ce long processus réglementaire qui, au final, doit mener au projet résidentiel du promoteur SAJO sur le site de l’ancienne synagogue. « Le projet qui est à l’étude est pour 47 logements et la Ville ne prévoit pas augmenter ce chiffre », peut-on lire en caractère gras dans le document préparé par la Ville de Mont-Royal.
En parallèle, une pétition citoyenne s’opposant à la haute densité au 1000, Lucerne, a récolté plus de 780 signatures depuis son lancement en ligne le 12 janvier.
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Station Mont-Royal est un journal hebdo en ligne traitant d'actualités et de cultures pour la communauté de Ville de Mont-Royal.
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Éditeur : René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
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