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Fogo, île de feu

Détails
TERRE-NEUVE
Publication : 22 juin 2017
Par Viktor Lavoie

PHOTOS LE JOURNAL STATION MONT-ROYAL ET FOGO INN


Des pêcheurs portugais au 16e siècle avaient baptisé l’endroit Fogo, « feu » en français, en raison des nombreux foyers entretenus sur les berges de l’île – et visibles des bateaux – par les Béothuks, le peuple résident de langue algonquine. Plus tard, en 1764, on lira Isle de fougue sur une carte géographique établie par les Français, l’une des premières nations européennes à s’adonner à la pêche migratoire sur les côtes de Terre-Neuve.

Aujourd’hui, l’île Fogo (Fogo Island) compte un peu moins de 2400 habitants disséminés entre 11 communities (villages) sur un territoire qui ne fait que 25 kilomètres sur 14, au large des côtes de Terre-Neuve. De souche anglaise ou irlandaise bien affirmée – notamment à Tilting Harbour où l’on parle un dialecte inchangé depuis des siècles – la population conserve un fort attachement à sa culture et à ses coutumes.

Une visite sur l’île Fogo témoigne d’une longue histoire intimement reliée à l’industrie de la pêche où, traditionnellement, toutes les familles se livraient à une pêche à la morue alors abondante ; une ressource, pendant des siècles, que l’ont cru inépuisable. Après un effondrement des captures dans les années 1980, puis l’imposition d’un moratoire en 1992, plusieurs ont abandonné le métier ou se sont tournés vers la pêche au crabe et à la crevette. Des petits quotas de pêche commerciaux seront néanmoins accordés à des résidents de l’île dont certains valorisent aujourd’hui la pêche à la ligne.

Chaque village a ses petites maisons de bois, modestes et colorées, de solides habitations de pêcheurs qui résistent aux vents impétueux des courants océaniques du Labrador, construites parfois sur des contorsions rocheuses façonnées par le temps et les mouvements géologiques. On y maintient les activités portuaires pour accueillir les bateaux et leur chargement et on y voit encore de ces cabanes rudimentaires pour l’évidage et le salage de la morue, et des vigneaux pour le séchage ; un savoir-faire qui rappelle des siècles de pêche ancestrale. En toile de fond, une mer sauvage; avec un peu de chance on y aperçoit une baleine, un phoque, voire un iceberg.

Une rose parmi les ronces
C’est au milieu de cette beauté farouche que se dresse une structure hôtelière d’une spectaculaire modernité, le Fogo Inn. L’auberge est érigée sur les berges rocheuses des eaux glacées de l’Atlantique nord sur une partie de l’île totalement dénuée d’arbres, dans le village de Jo Batt’s Arm.

Cet endroit unique a fait l’objet de nombreux articles élogieux dans les magazines de voyages et d’architecture, pour la qualité de l’hébergement et l’excellence de sa table, pour sa construction défiant toutes les conventions de l’architecture hôtelière, et pour l’heureux métissage contemporain et traditionnel de ses aménagements intérieurs. Peut-être aussi pour le luxe invraisemblable d’un tel établissement dans une région aussi isolée.

Mais on y souligne toujours le modèle hors de l’ordinaire de complicité entre les affaires et la solidarité sociale par la fondation Shorefast, un organisme de bienfaisance qui s’emploie à renforcer l’économie locale et préserver la culture de l’île Fogo. La fondation fonctionne comme une entreprise sociale, ce qui signifie qu’elle utilise les moyens d’affaires pour atteindre les objectifs sociaux. Entre autres, le développement d’une industrie de géotourisme avec la construction de l’auberge, l’établissement de lieux pour artistes en résidence disséminés sur l’île et ainsi encourager la pratique artistique contemporaine, et le développement d’un programme pour rechercher de nouvelles façons de soigner la santé des océans et de protéger les moyens de subsistance des personnes dont la culture est liée à la mer.

La maître-d’œuvre de tout ça est Zita Cob, une fougeuse cinquantenaire qui a fait fortune dans une entreprise de fibre optique en Californie, et qui a décidé de réinvestir dans la communauté de l’île qui l'a vue naître. Et qui a certainement hérité des ardeurs de ses ancêtres qui, il y a 300 ans s’installèrent sur cette terre de roches et de glace, là où les premiers bourgeons d'une végétation basse et rustique ne se pointent qu'à la fin de mai.

L’hôtel de 29 chambres et de quatre suites emploie autour de 80 personnes, des gens de la communauté pour la grande majorité, à l’accueil et à la gestion des opérations, au service de guide et de navette entre l’aéroport et l’hôtel, à l’entretien ménager, aux cuisines, au service aux tables et à la symphatique petite boulangerie attenante. Tout le mobilier est fabriqué par des ouvriers locaux dans des ateliers construits par la fondation Shorefast dans le village même. Même les magnifiques courtepointes colorées sont fabriquées par des artisanes de l’île, perpétuant ainsi une activité ancestrale.

Un tel endroit n’est pas ouvert à toutes les bourses et le prix d’une seule nuitée commence à 1675 $. Mais pour ceux qui peuvent se le permettre, voici une occasion de découvrir un coin du monde unique et un hôtel d’exception désigné dans le magazine Travel and Leisure Magazine comme étant l’un des « meilleurs au monde ».

Pour se rendre à Fogo Island en provenance de Montréal, il faut prendre un vol vers Gander (Terre-Neuve) avec correspondance à Halifax. Puis il faut compter une heure vingt minutes en auto (un service que peut fournir l’hôtel le cas échéant) jusqu’au traversier qui mène à l’île (durée 40 minutes). Pour se rendre à l’hôtel qui est à l’extrémité nord de l’île, il faut compter un second trajet en automobile d’environ 20 minutes.

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KONTAN VWE ZOT AN GWADLOUP !* • Bienvenue en Guadeloupe !

Détails
GUADELOUPE
Publication : 4 avril 2018
Par Viktor Lavoie

PHOTOS COURTOISIE DES HOTELS ET DES ÎLES ET LE JOURNAL STATION MONT-ROYAL

À l’ombre des manguiers, des fromagers et des flamboyants, un ti-punch à la main, voici venir le temps des grandes décisions. Une sortie en plongée à Bouillante ? Une tournée des rhumeries ou une visite au musée du chocolat ? Une excursion à la Soufrière ou une virée vers Pointe-des-Châteaux ? En quête des meilleures tables, un circuit gastronomique ? Ou simplement livrer son corps aux rayons cuisants sur les sables blonds de Sainte-Anne ou de Saint-François ?

Toutes ces propositions sont bonnes sous le soleil sucré de la Guadeloupe, un territoire français d’outre-mer sous forme d’archipel dans la mer des Caraïbes, quatre fois plus petit en superficie que l’Île-du-Prince-Édouard, la plus petite province canadienne, et une population moindre que celle de la Ville de Laval ! Avec néanmoins quelques cocotiers en plus…

En une petite semaine seulement, que votre pied-à-terre soit à Gosier, à Saint-François, ou à Deshaies, au volant d’une Peugeot 308 en location, sur les chemins en lacets qui traversent les parcs et les forêts comme sur les jolies routes qui longent la mer où la conduite automobile est agréable et facile pour un étranger, vous pourrez rayonner dans toutes les directions vers les activités de votre choix. Et faire le tour des deux îles majeures (Basse-Terre et Grande-Terre) qui, vues du ciel, se déploient comme les ailes d’un papillon, croisant villages de pêcheurs, bananeraies et de grandes étendues de culture de canne à sucre. Un agenda bien tenu vous permettra même de vous payer une excursion sur l’une des îles satellites de Marie-Galante, les Saintes ou La Désirade. Pour prendre le pouls de cet archipel tropical grouillant de vie, nous avons retenu quelques adresses.

La Rhumerie Reimonenq
Il y a plusieurs distilleries à visiter en Guadeloupe (Longuetau, Bologne, Damoiseau, entres autres). Nous avons choisi la rhumerie Raimonenq. Nous y sommes allés il y a 20 ans et nous y retournons car ici se fabrique peut-être l’un des meilleurs rhums des Antilles. Or, il n’est plus possible d’en visiter les installations de fabrication. Par contre l’endroit est doublé d’un fort intéressant musée du rhum et d’une collection phénoménale de papillons et d’insectes tropicaux. Dégustation de rhum et achat sur place, moins cher qu’au duty free de l’aéroport ! (Rhumerie Reimonenq, Sainte-Rose, rhum-reimonenq-musee.com)

Le marché nocturne de Gosier
Perché en hauteur et surplombant la mer, le grand marché nocturne de Gosier du vendredi soir est charmant avec ses étals d’épices et de boissons à base de rhum, ses paniers et ses bijoux, mais aussi ses beaux fruits locaux et ses plats à emporter. Nous avons aimé le comptoir de mets indiens (l’influence indienne sur la cuisine locale y est très marquée) où se déclinent bhajis, poulet tandoori, poulet tika, riz au citron et cari, et autres pains naan que l’on apporte tout chaud à l’hôtel et que l’on déguste sur le balcon de la chambre. (Le marché nocturne de Gosier, Le Gosier, tous les vendredis soir dès 17h00)

La Maison du Cacao
Un centre initiatique de la découverte du cacao par des panneaux didactiques dans un petit jardin tropical qui révèle tous les secrets de la culture, de la transformation et de fabrication du chocolat. Une visite qui se clôture par une dégustation de chocolat en liquide et en solide agréablement animée. Possibilité d’achats de produits sur place. (La Maison du Cacao, Pointe Noire, maisonducacao.fr)

Les Saintes
Grâce à leur isolement qui a duré des siècles, les îles des Saintes ont conservé un caractère unique, si ce n’est que l’archipel est habité principalement par les descendants des colons venus de Normandie et de Bretagne. Il est possible de n’y passer que la journée, de profiter de plages invitantes, de restaurants de bord de mer et d’une visite au Fort Napoléon, qui offre une vue sur l’une des plus belles baies au monde. Il y a peu d’automobiles sur l’île et les visiteurs s’y déplacent à pied, en scooter ou en voiturette de golf. (les-saintes.com)

Quelques restaurants
Des restaurants, il y en a des centaines. Des parfums de l’inde, des saveurs d’Afrique et d’Europe, la cuisine locale est un peu tout ça. Incontournable, les accras, le colombo de poulet, le boudin créole, le crabe farci. Souvent les chefs revisitent les classiques et en font une cuisine dite « évolutive ». Le Zawag. Féroce d’avocats aux crevettes sauce créole, escalope de foie gras poêlé à la fleur de sel, pavé de daurade au beurre blanc, filets de vivaneau, langoustes, queues de ouassous flambés au rhum vieux et grillades dans une grande salle rafraîchie par la brise marine, adossée aux rochers coraliens. (Le Zawag, Hôtel La Créole et Spa, Le Gosier, creolebeach.com)

Le Ti-Maki. Spécialités de îles françaises. Servi sur une ardoise, une superbe darne de Marlin à la plancha sauce gingembre et citron. Aussi ouassous flambés, aile de raie sauce maracudja et colombo d’espadon, tout de fraîcheur et de parfums exotiques. Superbe tiramisu au rhum vieux. Il vaut mieux réserver une journée à l’avance. (Le Ti-Maki, Le Gosier, https://fr-ca.facebook.com/LeTiMaki/)

Le Panga. Un seul choix au menu, poisson, langoustes ou viande, avec fruits et légumes tropicaux. On doit réserver car on donne priorité aux clients de l’auberge et il n’y a qu’une dizaine de tables. Vue imprenable sur l’archipel des Saintes, au cœur d’un jardin tropical luxuriant. Une cuisine exquise par un jeune chef belge formé en France, dans un décor de rêve. (Le Panga, Le Jardin Malanga,Trois Rivières jardinmalanga.com)

La Rhumerie du Pirate. Tous les classiques de la cuisine créole revisités au goût du chef avec un souci certain pour la fraîcheur des produits. Après tout le chef est fils de pêcheur ! Accras de morue, lambis, crabes farcis, boudin créole, poulpes et crevettes relevés d’un subtil parfum d’épices. Un sorbet à la noix de coco qui laisse un souvenir impérissable. Collection d’une centaine de rhums. (La Rhumerie du Pirate, Route de la pointe des Châteaux, larhumeriedupirate.com)

Hébergements
 Hôtels, auberges champêtres, gîtes, Airbnb, tous les types d’hébergements sont possibles. Le Journal Station Mont-Royal a été accueilli par la chaîne hôtelière indépendante Des Hôtels et de îles (deshotelsetdesiles.com). Les deux établissements hôteliers mentionnés ci-après en font partie.

La Créole Beach et Spa. Pour qui aime la formule tout inclus sur un site magnifique avec bord de mer privé, piscine, bar avec spectacles, activités nautiques, sortie en excursion, l’endroit est idéal. Hôtel quatre étoiles avec chambres tout confort, buffet de qualité (Restaurant La Route des Épices) pour le petit-déjeuner et le souper. Restaurant gastronomique (Le Zawag) pour le midi et le soir. Au cœur du Gosier, une petite ville animée sur Grande-Terre à moins de dix kilomètres de l’aéroport de Pointe-à-Pitre. (Hôtel La Créole Beach et Spa, Le Gosier, creolebeach.com)

Le Jardin Malanga. Dans un tout autre registre, Le Jardin Malanga offre une expérience hôtelière fort singulière. 9 chambres seulement, dont trois dans une maison coloniale datant de 1927 et 6 autres en pavillon, l’auberge est nichée sur les flancs d’un ancien volcan dans un jardin tropical avec vue imprenable sur les îles Saintes. Un cadre exceptionnel, une table remarquable. Sur Basse-Terre, à quelques minutes de La Soufrière, de la chute du Carbet, et de l’accès au ferry pour l’archipel des Saintes. (Le Jardin Malanga, Trois Rivières, jardinmalanga.com)

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Les Laurentides des grandes occasions

Détails
LAURENTIDES
Publication : 21 juin 2018
Par Viktor Lavoie

PHOTOS COURTOISIE

Ils ne sont ni Relais ni Châteaux, mais ils perpétuent un art de vivre que l’on ne retrouve que dans les meilleurs établissements hôteliers. De grandes chambres baignées de lumière, de vastes salles de bains, une table remarquable, et tout le charme et l’hospitalité des grandes demeures. Ils sont les gardiens d’une tradition, celle des hôtels indépendants des Laurentides.

Le Journal Station Mont-Royal a visité trois lieux de pur enchantement, de type « champêtre chic » (nous risquons ce néologisme), où le matériau noble, de bois, de pierre ou d’acier, ajoute cachet et chaleur aux lignes parfois contemporaines, parfois rustiques. Les trois sont dotés de spa attenant, offrant soins et massages, piscines et bains tourbillons extérieurs 4 saisons.

Estérel Resort
39, boul. Fridolin-Simard, Estérel 1 888 378-3735 esterel.com

Par le chemin verdoyant qui mène de Ste-Adèle à Estérel nous franchissons les anciennes terres du baron Empain, un richissime homme d’affaires belge qui a acheté plus 17 000 acres de terre autour du lac Masson, avant la seconde grande Guerre. En quelque sorte, l’hôtel Estérel Resort lui rend hommage en adoptant le nom duquel il avait baptisé son immense domaine.

L’hôtel, en deux parties reliées, Émotion et Évolution, offre respectivement 105 et 95 suites tout confort avec cuisinette, lit King et literie de choix, foyer, grande salle de bain à robinetterie de luxe, chocolats fins de bienvenue.

C’est à cet endroit où loge le célèbre Bistro à Champlain (d’abord à Ste-Marguerite-du-lac-Masson), connu pour sa cave de réputation internationale ayant appartenu à Champlain Charest, une légende dans le monde du vin au Québec. Mais que cela ne soit pas intimidant ! Un membre de l’équipe de sommelier de l’Estérel proposera gentiment le vin le plus adapté à votre repas et à votre budget à même la fameuse collection de près de 8500 bouteilles (1800 appellations).

Le Bistro à Champlain s’impose comme une halte gastronomique obligée. Un menu dégustation 6 services, par exemple, coûtera 100 $ par personne (70 $ de plus pour un accord mets vin). Belle cuisine de saveurs et de couleurs, l’endroit attire une clientèle parmi une fourchette d’âge étendue ; de très jeunes couples, des gens d’affaires, des gourmands d’expérience. À notre visite, amuse bouche, gravlax, mousse de foie de volaille, pétoncles poêlés, flétan du Québec, magret de canard. Un grand moment de table. D’autres options repas sont aussi offertes : Le Rok (grillade sur pierres chaudes) et le 260 degrés resto-bar pour des repas plus légers. Le petit-déjeuner généreux et tonique démarre bien la journée.

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Hôtel Quintessence
3004, ch. de la Chapelle, Mont-Tremblant 1 866 425-3400 hotelquintessence.com

On pourrait penser que ça fait 100 ans que l’endroit existe mais cet hôtel-boutique 5 étoiles aux 30 luxueuses suites n’est établi que depuis 15 ans à peine, néanmoins construit sur un domaine qui a marqué les début du tourisme sportif aux abords du Lac Tremblant, à deux pas du village Tremblant et de la plus haute montage de ski des Laurentides. Les grandes suites de 700 à 1200 pieds carrés au confort digne des meilleurs hôtels européens – salle de bain à cloison coulissante et plancher chauffant en mosaïque, baignoire « pattes de lion », grande douche plain-pied et produits de toilettes Aveda, chaises et canapés en cuir souple, drap de qualité, petites douceurs chocolatées et foyer de pierres – ne laisseront personne indifférent.

La table maintient le même raffinement. Au menu, crevettes anisées sur épinards, terrine de foie gras sur pain d’épices et magret de canard séché, jarret d’agneau braisé sur légumes racines sauce au vin rouge, et pétoncles sur riz noir aux herbes et épinards. Un repas qui nous fait dire que la vie vaut la peine d’être vécue, dans une salle à manger qui donne sur terrasse, toutes portes françaises ouvertes, le magnifique lac Tremblant en contrebas. Entrées de 9 à 26 $, plats de 28 à 53 $. Adjacent, le winebar promet une sélection de vin au verre, des eaux-de-vie, une diversité de portos et une variété incomparable de scotchs, avec vue sur le cellier de pierre et de fer forgé hébergeant plus de 4000 bouteilles.

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Hôtel et Spa Manoir Saint-Sauveur
246, ch. du Lac Millette Saint-Sauveur 1 800 361-0505 manoir-saint-sauveur.com

Le Manoir Saint-Sauveur n'est pas planté dans une forêt de sapins, d'épinettes noires et de bouleaux blancs, mais sa proximité à la station de ski, l'accès à pied au village éponyme et aux outlets voisins font la joie de plusieurs, si on en juge par le va-et-vient incessant. Déjà, le vaste hall d’entrée donne le ton. On peut du coup apprécier l’ampleur des lieux : ascenseurs de verre qui mènent aux étages supérieurs, aires de restauration et grand bar-salon, chambre froide de vieillissement où reposent de magnifiques pièces de viande, détours qui nous mènent soit au spa et aux piscines intérieure et extérieure, ou aux grandes salles pour mariages et congrès.

Avec 250 chambres et suites, le Manoir Saint-Sauveur est l'un des plus grands hôtels des Laurentides. Réparties en six pavillons, les chambres ont été conçues comme des lieux de vie à la fois chaleureux et intimes. La nôtre, toute de lumière et de simplicité, était joliment rehaussée de murs lambrissés de bois de grange. Si l’offre de restauration est multiple, l’accent porte ostensiblement vers le M Steak Moderne, un nouvel espace où le steak vieilli (de 30 à 365 jours) est roi. De la bavette à de 26 $ au Tomahawk à 120 $ (pour deux !), comprenant sauce au poivre, salade et d’exquises frites. La carte, courte, offre aussi tartare, huîtres fraîches, thon rouge et os à moelle. Belle offre de vins choisis et conseils pertinents.

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L’auteur de ces lignes a été accueilli par les trois établissements mentionnés dans cet article qui ont eu l’amabilité de couvrir les frais d’hébergement et de repas. La direction du Journal Station Mont-Royal tient à les remercier. Merci également à Tourisme Laurentides (www.laurentides.com) qui a rendu possible la réalisation de ce projet.



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La France sur un caillou

Détails
SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON
Publication : 19 septembre 2018

PHOTOS : LE JOURNAL STATION MONT-ROYAL

Une curiosité géographique que cette collectivité française d’outre-mer d’un peu plus de 6 000 âmes à moins de 20 kilomètres des côtes de Terre-Neuve dans les eaux de glace de l’Atlantique nord ; 242 km2 de sable, de roches, de tourbières et de petits conifères, dans un climat humide et froid, un caillou à côté de l’immensité canadienne.

L’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon est composé de deux îles principales, Saint-Pierre, la plus petite, 25 km2 seulement, le pôle commercial et touristique ou résident 86 % de la population, et Miquelon, presque 10 fois plus grande, dont la population dépasse à peine 600 habitants.

Au cœur de la ville de Saint-Pierre, les petites maisons de bois colorées sont munies de tambours vitrés à l’entrée, ce qui contribue à l’isolation thermique des lieux – on a déjà enregistré des minima de -20 º en hiver – ; la moyenne estivale oscillant autour de 15 º. Il n’est pas rare d’y apercevoir des icebergs en début d’été.

À partir du moment où l’on pose le sabot sur ce dernier vestige de la Nouvelle-France, tout rappelle qu’on est ici en territoire français : les plaques de rue, les prises électriques, les Peugeot, l’uniforme des gendarmes, les panonceaux de signalisation, l’urbanisme, la gastronomie, les vins, la langue, l’euro et ... l’attitude.

Accueillants et joviaux, les Saint-Pierrais sont fiers de leur identité et le soulignent avec faste, à preuve les célébrations de la Fête nationale où j’ai eu le bonheur d’assister malgré un petit 13 degrés au thermomètre. Au son de l’accordéon, de chansons françaises et de spectacles rock, toute la journée des milliers de participants, dont certainement un nombre non négligeable de touristes, mangent, boivent et discutent. Et plein d’enfants qui participent aux courses et jouent au mini-hockey, s’ils ne sont pas à relever le défi des jeux d’adresses ou à tourner et retourner au carrousel, dans une agréable ambiance de kermesse. Ici le fumet de la paella, plus loin, l’odeur des saucisses grillées, et le vin et la bière qui coulent joyeusement bien entendu. Tous portent la cocarde ou le drapeau tricolore et on se donne rendez-vous pour clore la fête avec le traditionnel feu d’artifice et le bal populaire de fin de soirée à la Place du Général de Gaulle.

Pour apprécier tout le charme et l’authenticité des lieux, on visite la ville de Saint-Pierre à pied, que l’on complète par une excursion en minibus avec un guide qui vous fera « le tour du propriétaire » vers les zones plus rurales tout en partageant avec vous une foule d’anecdotes.
En trois ou quatre jours, Saint-Pierre vous aura révélé quelques-uns de ses plus beaux secrets; il vous en faudra bien autant pour parcourir les nombreux sentiers de randonnées pédestres de Miquelon, si bien sûr le mollet est au rendez-vous.

Où loger
Quatre ou cinq hôtels, un ou deux B&B, l’offre n’est pas immense, il vaut mieux réserver. Nous avons logé à l’Hôtel Robert (hotelrobert.com), tout de charme et de simplicité en bordure du port de Saint-Pierre, ou mouillent bateaux de pêcheurs et autres navires de plaisance.

Où manger
Cinq restaurants et encore là ce n’est pas un luxe que de réserver à l’avance surtout en période touristique. La Crêperie du Vieux Port (hotelrobert.com/fr/3-creperie.html) qui loge à l’enseigne de l’hôtel Robert offre crêpes bretonnes et hamburgers. Alors que le restaurant Le Feu de Braise (feudebraise.com), sur une rue animée, propose une cuisine traditionnelle française. Le Nico’s Grill (facebook.com nicosgrill975/) / fait de la viande grillée une spécialité ; alors que le restaurant Les P’tits graviers (facebook.com/lesptitsgraviers) promet les meilleures pizzas. Tous ces endroits sont à distance de marche de votre hôtel.

Culture et patrimoine
Trois musées d’intérêt qui illustrent les coutumes des siècles derniers avec des photographies d’antan, des archives, des œuvres d’art, des objets d’époque. Le musée Archipélitude sur l’Île-aux-Marins héberge une partie des collections de L’Association de Sauvegarde du Patrimoine de l’Archipel. patrimoinearcheologiespm.wordpress.com

Le musée Héritage met en scène des objets qui témoignent de l’évolution sociale, économique et religieuse au cour des deux derniers siècles. musee-heritage.fr

L’Arche Musée et archives est un lieu culturel incontournable qui retrace l’histoire des îles de la préhistoire jusqu’à la pêche industrielle. Toute l’année des expositions, des ateliers et des événements.
arche-musee-et-archives.net

L’île-aux-Marins
Un musée à ciel ouvert à quelques minutes par bateau du port de Saint-Pierre, où se retrouvent les traces d’une communauté de pêcheurs et de pionniers aux conditions de vie souvent rudes. On visite la mairie, l’église, l’école, des maisons des premiers habitants, un circuit patrimonial fascinant.

Comment s’y rendre ?
Un vol direct sur Saint-Pierre de Montréal est proposé par Air Saint-Pierre. Nous avons choisi un vol Montréal – St-John (Terre-Neuve), un trajet en automobile (4 heures) jusqu’à Fortune (TN), pour enfin emprunter le traversier (sans véhicule, 40 minutes) vers Saint-Pierre-et-Miquelon.

La direction du Journal Station Mont-Royal tient à remercier le bureau de tourisme Newfoundland & Labrador, de même que Legendary Coasts of Eastern Newfoundland et la Direction Tourisme de Saint-Pierre-et-Miquelon, qui, par leurs efforts concertés, ont rendu possible la réalisation de ce voyage de presse.

newfoundlandlabrador.com
Instagram@newfoundlandlabrador
Facebook NewfoundlandLabradorTourism
legendarycoasts.com
spm-tourisme.fr

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Nuits paisibles et tables exquises

Détails
CHARLEVOIX 2
Publication : 21 décembre 2017
Par Viktor Lavoie

PHOTOS COURTOISIE

Le Journal Station Mont-Royal partage avec vous ses plus beaux moments de voyages et vous emmènent parfois très loin, souvent très proches, à la recherche de dépaysement, de découvertes et de rencontres.

Et si l’hôtel était une destination en soi ? On y est parfois si confortable et si bien nourri que l’envie nous prend d’y passer non seulement la nuit, mais aussi toute la journée. Le Journal Station Mont-Royal a identifié trois adresses pour ceux qui veulent vivre une expérience hôtelière et gastronomique unique.

Un circuit de trois jours qui nous mène à Québec à l’Hôtel 71; à Baie-Saint-Paul où se trouve l’Hôtel et Spa Le Germain Charlevoix, puis à La Malbaie, au restaurant et gîte Chez Truchon. Du complexe hôtelier innovant à la petite maison accueillante, ils offrent tous trois un hébergement de qualité et une cuisine qui fréquente des chemins différents, certes, mais toujours dans la sincérité et le raffinement.

Un voyage dans le temps

Lieu chargé d’histoire au coeur du Vieux Port de Québec, l’Hôtel 71 loge dans un édifice néo-classique qui accueillit le premier siège social de la Banque Nationale en 1862, sur une rue alors bordée de banques et de compagnies d’assurances, là où s’est construit le noyau financier de Québec dès le milieu du XIXe siècle.

Il suffit de franchir l’imposant porche à colonnades pour plonger dans un univers hôtelier de luxe tout design et contemporain qui a su garder l’opulence évocatrice de stabilité et de richesse de l’époque en conservant les matériaux nobles et les formes classiques de l’institution bancaire. L’hôtel 71 propose 60 chambres et suites sous des plafonds surélevés, intimes et confortables, à la fenestration généreuse et aux vues imprenables, et où le mobilier et les accessoires sont inspirés de tendances internationales de la décoration.

À même le bâtiment, le restaurant Il Matto, une belle table dont la seule prétention est le respect d’une cuisine authentique régionale. Les murs, ornés de gigantesques photos noir et blanc qui mettent en scène le quotidien alimentaire de l’Italie sont autant de promesses d’une cuisine vraie et réconfortante dans une chaleureuse athmosphère de trattoria napolitaine. Escalope de veau al limon exquise, linguini ai frutti di mare généreux, une minestrone qui fait la renommée de la maison, et peut-être les meilleures aubergines parmigiana de ce côté-ci de l’Atlantique.

Hôtel 71
71, rue Saint-Pierre, Québec (voir carte)
1 888 692-1171
hotel71.ca

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Allier le chic et le charme pastoral

Développé autour d’un concept ultra moderne de bois et d’acier qui reprend la thématique de la ferme, l’Hôtel et spa Le Germain Charlevoix (autrefois La Ferme) est unique dans l’univers hôtelier québécois.

On propose une approche pavillonnaire qui n’est pas sans rappeler les bâtiments agricoles d’autrefois. Cinq bâtiments de facture contemporaine bordés de jardins potagers, d’enclos pour animaux de ferme, d’un quai de gare pour le train de Charlevoix, et de jolis sentiers qui mènent dans toutes les directions. Au centre, une place publique animée – parfois occupée par un marché public, une galerie d’art, une boulangerie; plus loin, le spa, le gym et une salle multifonctionnelle, une piscine extérieure.

L’hôtel compte 145 chambres tous genres : supérieure, studio, familiale, loft, suite et même dortoir, meublées avec goût, et qui rend hommage au patrimoine culturel et historique du lieu.

Le restaurant Les Labours propose une « cuisine du marché » préparée dans la grande cuisine à aire ouverte, au centre d’une vaste salle à manger superbement décorée. Au menu, des plats frais qui mettent en valeur les produits régionaux : L’omble des Éboulements confite, le chevreau de Caprivoix fumé, le canard de la Ferme Basque aux raisins et lavande, l’agneau avec céleri-rave, tomme de brebis, mélisse et noisette; toujours un beau poisson selon les arrivages, et autres ripailles saisonnières. Carte des vins élaborée pour la plupart en importation privée, belle sélection de vins au verre et judicieux conseils à l’avenant. Plus modeste, autour d’un foyer, le restaurant Le Bercail offre pizzas fines, tartares, salades et fromages de la région.

Hôtel et Spa Le Germain Charlevoix
50, rue de la Ferme, Baie-Saint-Paul (voir carte)
1 844 240-4700
legermainhotels.com

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À la table de Dominique Truchon

Dans cette belle maison centenaire de Pointe-au-Pic loge l’une des meilleures tables de Charlevoix, sous la férule d’un chef exigeant qui valorise son menu de produits locaux. Ainsi, l’agneau, le canard et le foie gras, le jambon et les saucissons, les fromages proviennent tous de fournisseurs régionaux. Même les pains et les croissants chauds du matin sortent des fours de la petite boulangerie locale.

Dominique Truchon présente une cuisine instinctive au gré des saisons et à la faveur des largesses de marché, dispensée dans une salle à manger qui n’est pas sans rappeler les salons des grandes maisons de villégiature bourgeoise du XIXe siècle. En entrée, un foie gras au torchon et sa crème brulée avec beignet, ketchup aux fruits maison et sirop de bouleau; une escalope de foie gras et courge butternut rôtie, canneberges à l’érable, jus à l’orange; des pappardelles au lapin braisé, des frites à la graisse de canard. En plat principal, un poisson grillé, un tartare avec légumes grillés, frites au thym et parmesan; un risotto au vin rouge et champignons, un magret de canard avec topinambours, sauce au porto montée au foie gras; ou un contrefilet de boeuf accompagné d’un ragoût d’oignons perlés et champignons armillaires au vinaigre balsamique blanc. Selon la disponibilité, l’exquis agneau de Charlevoix est un choix obligé qui vous ravira. Belle carte des vins et bons conseils d’accord des plats et des vins, service discret et impeccable.

À l’étage, huit jolies chambres et suites tout confort à prix fort raisonnables. Le forfait hébergement et repas constitue une véritable aubaine.

Chez Truchon bistro-auberge.
1065, rue Richelieu, La Malbaie (voir carte)
1 888 662-4622
aubergecheztruchon.com

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Outaouais, le charme des grandes demeures

Détails
OUTAOUAIS 2
Publication : 21 mars 2019
Par Viktor Lavoie

Le Journal Station Mont-Royal partage avec vous ses plus beaux moments de voyages et vous emmènent parfois très loin, souvent très proches, à la recherche de dépaysement, de découvertes et de rencontres.


PHOTOS JOURNAL STATION MONT-ROYAL ET AUTRES SOURCES

Sans doute la région touristique la plus méconnue des Montréalais, la séduisante Outaouais n’a rien à envier aux Laurentides ou aux Cantons de l’Est. Avec ses vallons et ses prés, ses terres agricoles, ses lacs et ses rivières, d’ Aylmer à Chelsea, de Montebello à Wakefield, le pays est superbe. Les arts et la gastronomie y sont fortement valorisés et le patrimoine, jalousement conservé. Le parc de la Gatineau, le terrain de jeu le plus visité au Québec avec ses 361 kms carrés de lacs et de rivières, à 15 petites minutes de la capitale nationale, en est certainement l’un de ses plus beaux joyaux. C’est là qu’on y retrouve le célèbre lac Meech.

Pour faciliter notre périple en terre gatinoise, le bureau de Tourisme Outaouais nous a tracé un itinéraire sur mesure incluant trois petits bijoux d’hébergement de moins de 12 chambres, chacun ayant son charme distinct, son caractère propre, ses irrésistibles attraits. Dans chaque cas, une expérience hôtelière unique qui transcende l’ordinaire et le déjà-vu, et parfois même nous transporte à une autre époque. Un presbytère d’avant-guerre devenu auberge de charme, un ancien relais pour voyageurs maintenant hôtel aux allures toutes britanniques, une somptueuse maison de campagne des années 30 chargée d’art et d’histoire ayant appartenu au propriétaire fondateur des Canadiens de Montréal.

Aux Chantignoles, Château Montebello.

Le presbytère de Montebello
Tout n’est pas château à Montebello et quoique l’hôtel de grand standing sous la signature du groupe Fairmont y confère un certain prestige, le charmant village de Montebello résiste au développement touristique désordonné et maintient son caractère pittoresque.

Au centre de la petite localité, l’ancien presbytère de style seigneurial a changé de vocation. Converti en auberge de charme, le bâtiment tout de pierres bâti, construit en 1937-1938, a conservé son aspect patrimonial. Les huit chambres ravissantes, les quartiers de détente, les imposants escaliers et le mobilier sobre recréent l’environnement paisible et solennel de la demeure du curé, rebaptisé Manoir Chamberland en hommage à son premier occupant. Le petit déjeuner, le seul repas disponible – un festin signé par la chef Véronique – avec service en tenue de maître d’hôtel d’une autre époque, est offert autour d’une grande table dans une salle à manger baignée de lumière naturelle, qui, à la belle saison, ouvre sur une cour splendide avec piscine et bain à remous. Prix à partir de 275 $ comprenant un petit-déjeuner gourmet. manoirchamberland.com

À proximité des lieux, pour le souper, parmi plusieurs restaurants de toutes allégeances, nous avons choisi Aux Chantignoles, un nouveau steak house logé dans l’enceinte du château Montebello. fairmont.com/montebello

Pour une sortie nature tout à fait exceptionnelle, à quelques kilomètres à peine du village, le Parc Oméga, un centre d’interprétation de la nature où l’on observe sangliers, loups, wapitis, bisons et autre espèces dans leur habitat. parcomega.com

Charme et modernité à Aylmer
Maintenant un secteur de la grande ville de Gatineau, à bord de rivière, Aylmer a conservé le charme du petit village aux racines historiques profondes reliées au développement de l’industrie forestière, à la présence amérindienne, et à la dualité entre francophones et anglophones, catholiques et protestants. En son centre, sur la rue Principale, une institution, l’hôtel British, où chaque chambre est nommée en hommage à d’illustres clients qui y ont séjourné et qui ont aussi marqué l’histoire : sir John A. MacDonald, Jos Montferrand, ou Charles Tupper. La plus intrigante des dénominations étant « Yvette-Ayotte », du nom d’une dame qui a résidé au British pendant 40 ans, et la dernière personne à quitter les lieux avant les grandes rénovations de 2011. Dix chambres immenses grand confort à la fois sobres et modernes. Restaurant au rez- de-chaussée et café éponyme adjacent pour les petits déjeuners. Chambres de 99 $ à 249 $. lebritish.ca

Pour une expérience gastronomique à formule tapas, le restaurant Antonyme (gravlax de doré, raviolis de sangliers, risotto de crevettes, cromesquis de porc, tartare de canard) à deux pas de l’hôtel est certainement votre meilleur choix. restaurant-antonyme.ca

Maison O’Brien.

Le « chalet » du Lac Meech
Le lac Meech restera à jamais célèbre pour avoir accueilli les réunions de l’Accord du même nom. Loin du tumulte des villes, plantée au cœur du parc Gatineau, la maison O’Brien, juchée en haut d’une colline qui domine le fameux lac, est une grande résidence de campagne construite en 1930 transformée en hôtel-boutique qui laisse à penser que la vie d’autrefois – pour certaines personnes privilégiées du moins – pouvait être à la fois champêtre, faste et de bon goût. Très Canadiana avec ses salons, ses bibliothèques, son solide mobilier et ses tableaux de maîtres canadiens qui, partout, tapissent les murs, les espaces sont vastes et les chambres luxueuses, dont certaines surplombent le lac, avec vue à couper le souffle, une vague impression de bout du monde. Expérience gastronomique inoubliable sous forme de tapas élaborés, avec le chef Patrick Marion qui met en valeurs les produits d’origine locale. Chambres à 339 $ et 419 $. theobrienhouse.ca

Au retour
Permettez-vous d’arrêter chez Soif sur la petite rue Montcalm à Gatineau – après une visite au splendide Musée canadien de l’histoire – le restaurant et bar à vin de la sommelière Véronique Rivest. Cuisine sans prétention mais maintes fois primées présentée en petites assiettes, toujours en accord avec des vins authentiques dans une carte sans cesse renouvelée. soifbaravin.ca

La direction du Journal Station Mont-Royal tient à remercier Mme Anne Chardon de Tourisme Outaouais qui a rendu possible la réalisation de ce voyage de presse.
tourismeoutaouais.com



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Bien plus qu’un champ de patates…

Détails
ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD
Publication : 26 septembre 2019
Par Viktor Lavoie

PHOTOS COURTOISIE

Le Journal Station Mont-Royal partage avec vous ses plus beaux moments de voyages et vous emmènent parfois très loin, souvent très proches, à la recherche de dépaysement, de découvertes et de rencontres.

Aujourd’hui, il n’y a plus aucune raison d‘ignorer ce diamant brut au milieu du golfe Saint-Laurent avec ses plages immaculées, ses eaux cristallines et ses villages portuaires ; paysage de carte postale pas encore profané par un afflux touristique démesuré. On dirait que depuis quelques temps la petite province canadienne – elle compte moins d’habitants que la ville de Sherbrooke ! – s’ouvre plus que jamais comme une destination touristique enchanteresse. Se sustenter aux meilleures tables et roupiller dans les plus frais édredons, n’est-ce pas là la finalité du touriste qui préconise la bonne chère et les hôtels confortables ? Nous avons parcouru un itinéraire jalonné de restaurants et d’établissements hôteliers parmi les plus réputés de l’île, mais qui en même temps nous fit découvrir des splendeurs à travers les villages côtiers, les détours historiques, les parcs nationaux… et les interminables champs de patates.

La mer à l’honneur
Homards, moules bleues, flétan, aiglefin, huîtres, nous sommes au paradis des produits de la mer de première fraîcheur. Au cœur de la capitale Charlottetown, le restaurant Terre rouge Bistro Marché s’est construit une réputation autour de son approvisionnement local, de la mer ou de la terre à l’assiette, une garantie de fraîcheur optimale pour une cuisine réfléchie et goûteuse, avec terrasse sur la rue Queen. Terre Rouge Bistro Marché, 72 Queen St. Charlottetown, terrerougepei.ca. Pas très loin, le Claddagh Oyster House. De façade, tout laisse à penser qu’il s’agit d’un quelconque pub irlandais, mais la section bistro est non seulement ravissante et vous y mangerez sans aucun doute le meilleur flétan de votre vie. Optez pour le pain perdu sauce caramel au scotch pour dessert, un délice ! Claddagh Oyster House, 131 Sydney St, Charlottetown, claddaghoysterhouse.com Dirigeons-nous vers le petit village côtier Victoria-by-the-Sea, connu pour son port de pêche et ses nombreuses boutiques d’art. La visite serait lacunaire sans un arrêt au Landmark Oyster House, où le burger aux pétoncles entiers sur pain brioché avec mayo rosé et laitue craquante restera impérissable au chapitre de vos mémoires culinaires. Traversez la rue Main pour vous retrouver à Island Chocolate, une fabrique de chocolat où l’on propose d’excellents cafés.
Landmark Oyster House, 12 Main St, Victoria-by-the-Sea,
landmarkoysterhouse.com
Island Chocolate, 7 Main St. Victoria-by-the-Sea,
islandchocolates.ca

Pas tout à fait un restaurant, mais un atelier culinaire de spécialités locales d’au plus 20 participants où, bien entendu, on goûte aux résultats de l’effort collectif autour d’une grande table, dans une jolie chapelle blanche récupérée au coeur du charmant village de New London. À notre visite, cuire le homard et le décortiquer de la bonne façon, risotto aux homards et moules au fenouil et vin blanc. Sur réservation seulement.
The Table Culinary Studio, 4295 Grahams Rd, New London, thetablepei.ca

À l’image de l’institution qui nous accueille, la cuisine de l’hôtel Dalvay-by-the-Sea est sobre, classique et généreuse, pour ne pas dire canadienne et traditionnelle. Au menu, moules, huîtres, chowder et homards, mais aussi agneau braisé et bœuf Wellington.
Hôtel Dalvay-by-the-Sea, 16 Cottage Cr, Dalvay, dalvaybythesea.com

Dans un registre plus modeste, le Rick’s Fish’n Chips à Bay St-Peters est un endroit fort achalandé et on y fait la queue à toute heure, peut-être pour les meilleurs fish and chips de l’île, de morue ou d’aiglefin. Rick’s Fish’n Chips, 5544 PE-2, Saint Peters Bay.

La grande finale est dévolue à The Inn at Bay Fortune, dans le village du même nom. Sous la douce férule du chef renommé Michael Smith – qui cultive une approche tout en humilité envers la terre nourricière – une équipe aguerrie prépare le FireWorks Feast, une expérience gastronomique unique, commençant par une visite à la ferme, suivie de bouchées gourmandes sur îlots de dégustation (huîtres, poissons fumés, etc…), et d’une table d’hôte multiservice où sont mis à l’honneur les produits de la propriété et des meilleurs producteurs locaux. Au menu, chowder revisité, salade pleine fraîcheur, pains divins, charcuterie maison, poissons, viandes et légumes rôtis sur feu de bois. Ambiance de fête sur grandes tables conviviales.
The Inn at Bay Fortune, 758 Rt 310, Fortune Bridge, innatbayfortune.com

De confort et d’histoire
On ne se lassera jamais de séjourner dans ces grandes demeures de bois patiné par le temps, les murs suintant d’histoire et de secrets. D’abord résidence privée d’un riche industriel américain construite à la fin du XIXe siècle, Dalvay-by-the-Sea, la superbe demeure de style néo-reine-Anne est devenue un lieu de villégiature couru dès le milieu des années ’30. Avec ses jeunes domestiques en livrée tout en déférence, on se croirait dans un épisode de Downton Abbey. Au coeur du Parc national de l’Île-du-Prince-Édouard, à deux pas des plages.
Hôtel Dalvay-by-the-Sea, 16 Cottage Cr, Dalvay, dalvaybythesea.com.

Situé dans le quartier historique national de Charlottetown, le concept d’hôtel-boutique et les pavillons du Great George a été imaginé entre les murs d’édifices patrimoniaux. Charme confort, mais aussi grande convivialité : à tous les jours dès 17h, vins et bières locales à volonté offerts gracieusement aux clients.
Hôtel The Great George, 58 Great George St, Charlottetown, thegreatgeorge.com

Ancienne résidence d’été du dramaturge Elmer Harris, les bâtiments du Inn at Fortune Bay ont été érigés il y plus de 100 ans et ont logé nombre d’acteurs de Broadway fuyant la chaleur estivale de New York. Transformé en auberge de campagne avec 17 chambres, l’endroit est aujourd’hui la propriété du chef Michael Smith. The Inn at Fortune Bay est la seule auberge de campagne 5 étoiles sur l’île.
The Inn at Bay Fortune, 758 Rt 310, Fortune Bridge, innatbayfortune.com

La direction du Journal Station Mont-Royal tient à remercier Tourisme Île-du-Prince-Édouard pour avoir rendu possible la réalisation de ce reportage. tourismpei.com


  • Hôtel The Great George.
  • The Table Culinary Studio.
  • The Inn at Bay Fortune.
  • Landmark Oyster House.
  • Landmark Oyster House.
  • Claddagh Oyster House.
  • Hôtel Dalvay-by-the-sea.
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Douceur de vivre à North Hatley

Détails
CANTONS-DE-L'EST
Publication : 18 décembre 2019
Par Viktor Lavoie

PHOTOS COURTOISIE MANOIR HOVEY

Le chemin qui file à travers vaux et vallées est un poème en soi. Sournois, un jeune chevreuil ecervelé nous surprend au sortir d’un boisé et une horde de dindes sauvages refuse de circuler. Nous sommes au coeur des splendides Cantons, sous les bourrasques sèches de l’automne. La route nous mène au Manoir Hovey, un élégant hôtel rural un peu en retrait du village de North Hatley.

Autrefois la résidence d’été d’un propriétaire américain de réseau électrique du nom d’ Henry Atkinson, la superbe demeure (The Birches, construite en 1900), qui aura résisté aux aléas d’un siècle entier, a été convertie en hôtel haut-de-gamme en 1950. L’endroit conserve toute la nostalgie d’une époque révolue qui laisse à imaginer une certaine douceur de vivre, du moins une grande simplicité. En plus des bâtiments d’origine, on y préserve encore intacte la bibliothèque familiale, et le pub historique de l’auberge, le Tap Room, niche dans les anciennes écuries.

« Un séjour au Manoir Hovey c’est la promesse d’une grande bouffée d’air pur dans un Québec pittoresque et préservé, tout proche des États-Unis. Cette demeure de charme, construite au début du siècle (… dernier) sur le modèle de celle de George Washington à Mount Vernon, cultive un art de vivre authentique, blottie entre forêts et jardins à l’anglaise… » peut-on lire dans le dernier guide de Relais et Châteaux.

Au restaurant de l’auberge, le Hatley, la vaste salle à manger baignée de lumière, aux tables vêtues de blanc, donne sur le lac Massawippi. Les fresques de ses murs suggèrent magnifiquement l’écorce de bouleaux blancs des forêts d’Amérique. On goûte ici une cuisine dictée par le terroir, aux bons soins du chef Alexandre Vachon qui puise dans le garde-manger québécois, toujours en relation étroite avec les producteurs. « Nous sommes respectueux et patients, nous apportons la nature à votre table » explique t-on.

Au menu lors de notre visite, Ris de veau, courge, pommes et pains d’épices, Filet de morue noire, coquillage et safran, Risotto à la truffe noire, champignons sauvage et fromage Alfred le Fermier, Magret de canard, Baba à la pomme imbibé de liqueur de pomme, Gâteau forêt noire à la betterave. Certainement l’une des meilleures tables au Québec.

L’hôtel 5 étoiles, accrédité Relais et Châteaux, compte 28 chambres et 8 suites – chacune à l’aménagement et au mobilier distincts – qui allient charme et confort dans la quiétude d’une auberge en bord de lac. À épingler au tableau d’honneur de nos plus mémorables séjours en milieu hôtelier.

La direction du Journal Station Mont-Royal remercie le Manoir Hovey pour avoir rendu possible la réalisation de ce reportage.

Manoir Hovey
575, rue Hovey
North Hatley, Québec (voir carte)
819 842-2421
manoirhovey.com



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Stonehaven Le Manoir

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LAURENTIDES 2
Publication : 18 décembre 2021
Par Viktor Lavoie

Tout le monde aime ces grands hôtels de campagne qui nous racontent une histoire, souvent avec de longs corridors ornés de gravures d’autrefois, leurs salons aux hauts plafonds, et leurs salles à manger aux grandes fenêtres, où fourmillent serveurs et sommelliers empressés.

Stonehaven Le Manoir, quoique ouvert à la vocation hôtelière depuis peu, n’est pas sans rappeler la « grande maison anglaise aristocratique », où s’affirme avec conviction un personnel diligent. Les propriétaires actuels se sont assurés de préserver l’identité historique des lieux. Plusieurs éléments d’origine ont été conservés et restaurés, dont un grand nombre de meubles anciens. Des lustres fastueux, datant du début du XXe siècle, dont certains proviennent d’austères banques bostoniennes, ornent les plafonds des aires communes et des chambres à coucher. « Se promener à l’intérieur du manoir, c’est s’imprégner d’histoire et de patrimoine, » peut-on lire sur un document communiqué par la direction du Manoir.

Le bâtiment est imposant, juché sur les hauteurs, avec le majestueux lac des Sables à ses pieds. Il a été construit en 1909 sur un terrain de 140 acres en qualité de résidence pour un riche industriel et philanthrope du nom de Douglas Lorne McGibbon. Après le décès de celui-ci, les Pères Oblats donnent un second souffle au manoir qui, jusqu’en 1999, accueille alors des retraites fermées. Enfin, après quelques occupations infructueuses, les lieux sont acquis en 2015 par le promoteur immobilier Georges Coulombe, spécialisé en restauration d’immeubles historiques, qui lui donnera des airs de noblesse grâce à une restauration qui s’étirera sur trois ans, et un investissement de plusieurs millions de dollars. Avec son splendide jardin italien – l’endroit se prête admirablement aux célébrations de mariages et autres festivités spéciales –, son immense parterre bordé d’arbres centenaires, et son circuit de sentiers pédestres qui nous entraînent dans les belles forêts de Sainte-Agathe-des-Monts, l’hôtel de charme est tout en harmonie avec son environnement.

Que serait un tel lieu, aussi idyllique soit-il, sans une cusine à l’avenant? À sa façon, Eric Gonzales, parmi les chefs les plus réputés au Québec – qui a évolué dans de grandes maisons en France, au Luxembourg, à New York et à Montréal –, nous transporte, lui aussi, hors de notre quotidien avec ses assiettes structurées, très précises, presque chirurgicales. La carte étant adaptée aux caprices des saisons, souhaitons que Le Chicon – salade croquante d’endives au bleu d’Élisabeth de Warwick avec poire ciselée – y maintiendra sa place au menu. De même que le flétan de la Gapésie avec pommes de terre safranée et fenouil confit. Pour dessert, merci de conserver pour toujours Le Citron, en interprétation du classique, sorbet basilic. Par ailleurs, la carte des vins, principalement en importations privées, est toujours en pleine évolution et varie selon les humeurs du sommelier en chef.

Le manoir est aussi pourvu d’un spa comprenant bain tourbillon extérieur ouvert à l’année, une piscine chauffée de 42 pieds, et un service de massothérapie. Parmi les 34 chambres et suites joliment décorées (et bientôt 17 de plus), choisissez-en une qui donne sur le lac des Sables, la vue est splendide et vous réaliserez, devant tant de beauté, que, oui, « la vie vaut la peine d’être vécue ».

Stonehaven Le Manoir
40, chemin du Lac-des-Sables, Sainte-Agathe-des-Monts, Québec (voir carte)
stonehavenlemanoir.com

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PHOTOS STONEHAVEN LE MANOIR

Le Journal Station Mont-Royal tient à remercier la direction de Stonehaven Le Manoir pour avoir rendu possible à la réalisation de ce reportage.



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Auberge McGowan

Détails
CANTONS-DE-L'EST 2
Publication : 18 décembre 2021
Par Viktor Lavoie

Grande maison au charme intime dans un village préservé des Cantons de l’Est, au bord du lac Memphrémagog, l’auberge McGowan joue avec élégance la nostalgie d’une autre époque. Construit à la fin du XIXe siècle, le bâtiment d’origine, repris par Héritage Georgeville – un groupe d’investisseurs de 70 personnes –, a été démoli il y a seulement quelques années pour laisser place à une nouvelle mouture, toujours vibrante d’histoire, sans doute aménagée par un designer féru de culture et de patrimoine.

Tout rappelle ici le caractère historique des lieux, avec une touche de modernité. Déjà, en pénétrant les lieux, les artefacts provenant du musée historique Copp’s Ferry de Georgeville cohabitent joliment avec les œuvres modernes. Plus loin, une imposante tapisserie tirée d’un dessin original de 1838 représentant le village de Georgeville, surplombe un salon privé au mobilier moderne. Enfin, dans les sept chambres résolument contemporaines, des photos anciennes surdimensionnées témoignant de l’activité portuaire de Georgeville couvrent des murs entiers sous les plafonds lambrissés de bois peints.

Les chambres, toutes différentes, sont vastes, surprenantes et ergonomiques. On y préconise avant tout le bien-être du client avec des canapés confortables, une literie de qualité et une grande salle de bain moderne avec douche à paroi verrière. Plusieurs chambres sont pourvues d’un grand balcon avec tables et chaises, et avec vue imprenable sur le grand lac Memphrémagog.

Au menu du soir, une carte courte mais variée, élaborée selon les disponibilités des producteurs régionaux. Le jour de notre visite, canard confit de la maison Aux Champs d’Élisé, pizza maison au bleu bénédictin, jarret d’agneau de la Bêlerie, filet de truite de la ferme piscicole Les Bobines.

La petite localité de Georgeville ne fait pas 1000 habitants. Le parc central (connu comme le « village green »), face à l’auberge, est un espace public en forme de cœur autour, duquel se retrouvent le typique magasin général d’époque, des ateliers d’artistes, un jardin communautaire, le Musée Copp’s Ferry. Au pied de l’auberge McGowan, un quai d’embarquement bicentenaire dont les activités ont donné naissance au village.

Auberge McGowan
51, carré Copp, Georgeville, Québec (voir carte)
aubergemcgowan.com

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PHOTOS AUBERGE MCGOWAN

Le Journal Station Mont-Royal tient à remercier la direction de Stonehaven Le Manoir pour avoir rendu possible à la réalisation de ce reportage.



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Station Mont-Royal est un journal hebdo en ligne traitant d'actualités et de cultures pour la communauté de Ville de Mont-Royal.

Une publication papier trimestrielle est distribuée à chaque porte de la Ville de Mont-Royal.

 

Éditeur : René Soudre
Assistante à l’édition : Marili Soudre-Lavoie
Rédacteur en chef : René Soudre
Collaborateurs : Julie Turgeon, Viktor Lavoie, Emmanuelle Beaubien, Carla Geib, Alexis Drapeau-Bordage, Hélène Côté, Laetitia Arnaud-Sicari
Photos : Marili Soudre-Lavoie
Administration : Hélène Lavoie
Ventes : Marili Soudre-Lavoie, René Soudre

© Station Mont-Royal 2015-2025

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