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Les enjeux sont légion à Ville Mont-Royal. À l’occasion des élections municipales, votre journal local a mis au défi les deux aspirants maires de répondre en 150 mots à quatre questions, tout en pensant à des sujets fondamentaux pour notre société de demain, tels que l’environnement, la transparence, la diversité et l’inclusion.
PHOTO STATION MONT-ROYAL ARCHIVES
En trois mots, Michelle Setlakwe définit Ville Mont-Royal comme étant « Verte, diversifiée, sécuritaire ». Peter Malouf décrit sa ville comme une « Oasis de tranquillité, dynamique, tournée vers l’avenir ».
Voici ce qu’ils ont répondu à nos questions.
Quelle est votre position claire sur le projet de développement du Royalmount, particulièrement sur le volet résidentiel ?
Réponse de la conseillère sortante, Michelle Setlakwe, cheffe du parti Unis pour VMR - Équipe Setlakwe.
Aujourd’hui, basé sur l’information actuellement disponible, nous ne pouvons pas être en faveur de la composante résidentielle. Plusieurs enjeux demeurent à être réfléchis et négociés. Ce changement de zonage changerait l’identité de la Ville, en affectant le secteur industriel qui est essentiel à notre équilibre budgétaire municipal et en augmentant la population de notre Ville significativement. Nous devons nous assurer qu’une analyse exhaustive soit complétée afin d’évaluer son impact, notamment sur la congestion routière, sur nos infrastructures et nos services, et sur la responsabilité administrative municipale additionnelle d’absorber ces nouveaux résidents.
Nous poursuivrions les consultations avec plus de détails et un portrait complet des avantages et des inconvénients serait présenté et discuté avec les résidents. Étant donné l’importance du développement proposé, en temps opportun, nous tiendrions un référendum pour donner la voix aux résidents.
Réponse de Peter Malouf, chef du parti Équipe Peter Malouf.
Nous croyons que le logement résidentiel ne peut coexister avec la fonction industrielle. Pour des raisons de circulation, de pollution et de santé publique, nous nous opposons au logement résidentiel dans le secteur industriel de Royalmount. Nous reconnaissons la valeur de la revitalisation de ce secteur, mais nous ne croyons pas que le logement résidentiel devrait faire partie de ce processus.
Forts de notre expertise professionnelle en matière d'urbanisme, d'environnement, de droit, de relations avec les pouvoirs publics et de multiples disciplines d'ingénierie, nous avons étudié les problèmes sous tous les angles en profondeur et écouté attentivement les opinions et les préoccupations des familles, des amis et des voisins.
Les questions de qualité de vie pour les résidents sont fondamentalement incompatibles avec les besoins opérationnels 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 de l'industrie. Les entreprises ont besoin d'un soutien minimal de la part de la ville. Cependant, des études montrent qu'elles se délocalisent fréquemment plutôt que de réduire continuellement leurs opérations industrielles pour tenir compte des sensibilités des résidents. Cet exode entraînerait des pertes importantes de recettes fiscales et d'emplois dans la région.
Les enjeux sont légion à Ville Mont-Royal. À l’occasion des élections municipales, votre journal local a mis au défi les deux aspirants maires de répondre en 150 mots à quatre questions, tout en pensant à des sujets fondamentaux pour notre société de demain, [ + ]
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Les enjeux sont légion à Ville Mont-Royal. À l’occasion des élections municipales, votre journal local a mis au défi les deux aspirants maires de répondre en 150 mots à quatre questions, tout en pensant à des sujets fondamentaux pour notre société de demain, tels que l’environnement, la transparence, la diversité et l’inclusion.
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En trois mots, Michelle Setlakwe définit Ville Mont-Royal comme étant « Verte, diversifiée, sécuritaire ». Peter Malouf décrit sa ville comme une « Oasis de tranquillité, dynamique, tournée vers l’avenir ».
Voici ce qu’ils ont répondu à nos questions.
Après des mois de pandémie, en 2021, nous sommes entrés dans une ère où il faut absolument accélérer la cadence pour s’adapter aux changements climatiques. Quels gestes efficaces allez-vous poser rapidement, en ce sens, si vous êtes élu(e)?
Réponse de la conseillère sortante, Michelle Setlakwe, cheffe du parti Unis pour VMR - Équipe Setlakwe.
Je suis très sensible à cet enjeu fondamental, alors que je suis mère de 3 enfants, et que le legs de mes actions aux générations futures prend tout un sens. Nous le constatons de plus en plus: les changements climatiques produisent malheureusement des effets sévères et fréquents. Il est urgent que la Ville, ses citoyens et ses entreprises posent des gestes décisifs.
Le conseil municipal - dont je fais partie depuis 2016 - adoptait récemment le plan de développement durable 2021-2025. Je suis fière d’avoir participé et entériné ce nouveau plan qui prévoit une panoplie ambitieuse d’orientations, d’objectifs et d’actions en faveur de l’environnement.
Mon équipe et moi nous engageons comme suit:
- mettre en action ce plan et promouvoir des initiatives urbaines écologiques;
- réviser et gérer de façon plus stricte la pollution sonore et lumineuse (ex. les particules fines polluantes émises dans l’air);
- informer et sensibiliser le résident sur les bénéfices associés à la responsabilité environnementale.
Réponse de Peter Malouf, chef du parti Équipe Peter Malouf.
Les changements climatiques exigent des engagements tant personnels que municipaux. Notre plan global d'urbanisme de 20 ans comprendra des programmes environnementaux en faveur des énergies renouvelables pour les voitures et les systèmes de chauffage. Nous encouragerons l’utilisation de l'énergie géothermique, les toits verts et la certification LEED dans les bâtiments municipaux.
Le passage aux énergies renouvelables peut être coûteux. Nous négocierons pour obtenir des rabais municipaux et encouragerons que lors de la rénovation des maisons ou du remplacement des systèmes de chauffages actuels. Nous nous assurerons que le gaz naturel soit accessible sur tout le territoire de la ville, avant d'exiger l’abandon des systèmes aux mazout par les résidents.
Nous encouragerons le commerce local et la mobilité active (pistes cyclables, Bixi, communauto) pour diminuer l'utilisation de la voiture et rendre les modes de déplacements alternatifs intéressants. De plus, afin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, nous améliorerons la circulation routière afin de minimiser la marche au ralenti des voitures et nous travaillerons avec nos écoles pour promouvoir le transport à vélo.
Le plan de notre projet de centre sportif protégera nos précieux espaces verts et parcs. Il renouvellera également la valeur des ressources existantes.
Les enjeux sont légion à Ville Mont-Royal. À l’occasion des élections municipales, votre journal local a mis au défi les deux aspirants maires de répondre en 150 mots à quatre questions, tout en pensant à des sujets fondamentaux pour notre société de demain [ + ]
Alors que la campagne municipale bat son plein, le journal Station Mont-Royal a cherché à savoir pourquoi il n’y a pas de débat électoral en vue entre les deux candidats à la mairie de la cité-jardin.
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Depuis pratiquement toujours, à tous les quatre ans, c’est l'Association municipale de Mont-Royal (AMMR), un organisme sans but lucratif, vieux de 90 ans, qui prend en charge la tenue d’un « débat politique » lors des élections dans la cité-jardin. Débat est un grand mot en fait. Puisque, comme le souligne son président, Allen Feldman, la formule utilisée par l’AMMR ces dernières décennies, était plutôt une « rencontre avec tous les candidats », où chacun se présente, sans confronter ses idées.
Le maire Philippe Roy, qui ne sollicite pas de mandat cette année, a été porté à la mairie par acclamation lors des trois dernières élections. Résultat? Il y a une course à la mairie pour la première fois en 12 ans à Ville Mont-Royal. Malgré cela, l’association a tout de même décidé de ne pas aller de l’avant avec l’organisation d'une quelconque rencontre cet automne, en raison de la pandémie. « C’est illégal de faire une telle rencontre et dangereux pour nos aînés », a justifié M. Feldman.
Des arguments discutables
Selon nos informations, les agents officiels des deux partis dans la course souhaitaient, quant à eux, tenir un débat. Il y a quelques jours, ils ont donc demandé à la Ville s’ils pouvaient emprunter la salle Schofield à l’hôtel de ville, comme l’AMMR l’a toujours fait dans le passé pour les rencontres avec les candidats. Mais la directrice générale de Ville Mont-Royal, Ava Couch, a refusé en bloc leur demande, en étayant une liste de raisons dont la plupart ne tiennent pas la route.
Selon elle, si l’événement a lieu dans un bâtiment municipal, les 21 candidats en lice devaient faire partie du débat— et pas seulement les deux aspirants maires. Or, la Ville ne possède pas 21 micros à mettre à leur disposition et les micros ne peuvent pas être partagés, a-t-elle argué.
Existe-t-il vraiment un règlement qui stipule que tous les candidats en lice doivent être présents lors d’un débat entre les murs de l’hôtel de Ville? La réponse est non, selon Alain Côté, responsable des communications de la Ville. Mais « par souci d’équité et de démocratie », les trois candidats indépendants dans la course « devraient aussi pouvoir participer [au débat] », a-t-il indiqué.
Des choix discrétionnaires
Comme autres arguments pour refuser ce débat, la Ville a également mentionné que le maximum de personnes dans la salle était limité à 50, et qu’elle n’a pas de plexiglass pour assurer la distanciation et la protection des candidats.
La capacité d’accueil de la salle Schofield est de 450 personnes. Est-ce un choix discrétionnaire de la part de la Ville de limiter le nombre de participants à 50? « La décision a été prise à la suite de la réception du rapport quotidien que la Ville reçoit de l'Organisation de sécurité civile de l'agglomération de Montréal (OSCAM) », a répondu M. Côté. « Montréal s’assure d’appliquer les directives émises par la Santé publique et n'impose pas de mesures additionnelles », a affirmé l’OSCAM par courriel. Or, les règles à suivre pour tenir un débat dans une salle, selon la Santé publique, sont les mêmes que celles qui s’appliquent aux salles de spectacle.
Depuis le 8 octobre 2021, « il n’y a plus de limite de spectateurs », a confirmé Marjorie Larouche, relationniste au ministère de la Santé et des Services sociaux. Les règles à suivre sont les suivantes, a-t-elle énuméré par courriel: « présenter un passeport vaccinal; les personnes doivent demeurer assises en tout temps; le port du masque est obligatoire; la distanciation n’est plus requise entre les personnes; et les micros doivent être désinfectés entre les interventions. »
Dans le cadre de cet article, la directrice générale de Ville Mont-Royal, Ava Couch, n’a pas répondu à nos demandes d’entrevue.
Alors que la campagne municipale bat son plein, le journal Station Mont-Royal a cherché à savoir pourquoi il n’y a pas de débat électoral en vue entre les deux candidats à la mairie de la cité-jardin. [ + ]
Le maire Philippe Roy sort de son mutisme. Dans un courriel adressé au journal Station Mont-Royal, ce jeudi, il a laissé savoir qu’il avait « finalement décidé » de donner son « appui officiel à l’un des deux candidats à la mairie de Mont-Royal ».
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« Après avoir observé avec intérêt la campagne électorale qui a cours et après avoir pris connaissance des programmes des deux formations politiques, il m'apparaît clair que la candidature de Michelle Setlakwe l'emporte haut la main sur celle de son opposant », a-t-il annoncé par voie de communiqué, vendredi matin.
Le maire Philippe Roy sort de son mutisme. Dans un courriel adressé au journal Station Mont-Royal, ce jeudi, il a laissé savoir qu’il avait « finalement décidé » de donner son « appui officiel à l’un des deux candidats [ + ]
Ils se sont inscrits vers la fin de la période de mise en candidature, font campagne à titre d’indépendants et convoitent des postes de conseillers municipaux à Ville Mont-Royal. Le nom de la conseillère sortante Minh-Diem Le Thi se retrouvera sur le bulletin de vote dans le district 1; tandis que le nom de Randall Dagenais sera sur celui du district 2.
Minh-Diem Le Thi se présente désormais à titre d’indépendante dans le district 1. PHOTO COURTOISIE MINH-DIEM LE THI
Minh-Diem Le Thi a été élue conseillère municipale pour la première fois en 2005, sous la bannière Action Mont-Royal, dans l’équipe du maire Philippe Roy. Conseillère municipale dans le district 2 pendant 16 ans, voilà que cette dernière a décidé de se lancer dans la course, mais cette fois-ci, dans le district 1, un quartier où elle habite depuis plus de 30 ans.
En tant que candidate indépendante, « je pourrai agir avec plus de liberté pour appuyer les projets selon mes priorités et sans avoir à suivre une ligne de parti », laisse-t-elle savoir. « Je pourrai, particulièrement, veiller aux intérêts des résidants du district 1, compte tenu du nombre de projets en développement résidentiel dans ce secteur de la ville », a précisé cette ingénieure électrique de formation.
Comme projets en développement dans le district 1, cette dernière fait notamment référence au Programme Particulier d’Urbanisme (PPU) du secteur Rockland, qui comprend la restructuration du centre commercial Rockland.
Si elle est élue, Mme Le Thi souhaite mettre à profit ses compétences acquises en politique au fil des ans, et ainsi « apporter la stabilité et la continuité au prochain conseil qui aura peu d'expérience municipale. »
Trois noms se retrouveront sur le bulletin de vote dans le district 1. En plus de Mme Minh-Diem Le Thi, on y retrouve Tania Naim, représentante du parti Unis pour VMR - Équipe Setlakwe, et Antoine Tayar, de l’Équipe Peter Malouf.
District 2
Un autre candidat indépendant, Randall Dagenais, a fait le saut dans la campagne électorale municipale monteroise, fin septembre, mais cette fois dans le district 2. Ce comptable professionnel agréé (CPA) de formation, connu également comme instructeur de karaté dans la communauté, est résidant de Ville Mont-Royal depuis près de 20 ans.
Tout comme Mme Le Thi, M. Dagenais habite également le secteur où il se présente comme candidat au poste de conseiller municipal, et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles il se lance en politique: pour défendre avant tout les intérêts de son « quartier ».
« Je pense qu’il faut avoir une autre voix autour de la table et pas seulement la voix d’un parti politique qui prend une décision uniforme. La ligne d’un parti politique ne va pas nécessairement regarder l’impact de ses décisions sur le district 2; elle va regarder ce que ça fait sur l’ensemble de la ville. Mais, moi, je veux donner la priorité aux besoins du district 2. »
S’il est élu, M. Dagenais aimerait notamment travailler sur l’enjeu des embouteillages à l’intersection des chemins Rockland et Côte-de-Liesse, trouver un juste équilibre au sujet du projet de développement du Royalmount, mais aussi— « en priorité »— faire en sorte qu’il y ait une nouvelle résidence pour aînés. La mère du candidat est résidante au CHSLD Vigi Mont-Royal, et M. Dagenais a été bénévole sur place lors des deux premières vagues de la pandémie.
Dans le district 2, trois candidats se disputeront le rôle de conseiller, c’est-à-dire Randall Dagenais, Maryam Kamali Nezhad, de l'Équipe Peter Malouf, et Cynthia Coutya, du parti Unis pour VMR - Équipe Setlakwe.
Selon la liste officielle, 19 candidats sont en lice pour les postes de conseillers à Ville Mont-Royal, en plus de deux aspirants au poste de maire.
Ils se sont inscrits vers la fin de la période de mise en candidature, font campagne à titre d’indépendants et convoitent des postes de conseillers municipaux à Ville Mont-Royal. Le nom de la conseillère sortante Minh-Diem Le Thi se retrouvera sur le bulletin [ + ]
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