Tiré du site web de la Ville de Mont-Royal version abrégée
Cet automne, la Ville vous invite à vous prononcer sur un projet de complexe sportif qui répondrait aux attentes de nombreuses familles monteroises. Un aspect majeur de ce projet concerne la construction d’une piscine intérieure de huit corridors, mais le nouveau bâtiment offrirait aussi de nombreux autres espaces spécialisés ou multifonctionnels. Le centre récréatif existant, quant à lui, serait rénové.
Quatre mesures de consultation
1. Rencontre avec les associations sportives, culturelles et communautaires – 26 octobre
La Ville sollicitera l’avis de diverses organisations locales afin de bien arrimer les améliorations envisagées aux besoins réels des usagers.
2. Groupe de discussion – 1er novembre
La Ville discutera de l’ensemble du projet avec un groupe restreint de résidents, sur invitation seulement, question de bien se préparer à la tenue ultérieure d’une soirée de consultation ouverte à tous les Monterois.
3. Sondage téléphonique CROP – à compter du 7 novembre
Le centre d’appels informatisé de CROP communiquera de façon aléatoire avec 500 ménages monterois afin de récolter leurs impressions sur divers aspects du projet.
4. Soirée de consultation publique – 28 novembre
Tous les résidents sont conviés à l’hôtel de ville (90, avenue Roosevelt), dès 19 h, pour commenter le projet et poser des questions. Les membres du conseil municipal seront en mesure de discuter du projet dans son ensemble.
Pourquoi un projet de complexe sportif ?
Le centre récréatif existant date de cinquante ans. Les activités en vogue et les habitudes de vie ont évolué depuis sa construction. La population elle-même a changé. Désormais vétuste et depuis longtemps trop petit, le bâtiment ne suffit plus à la demande : nos listes d’attente s’allongent sans cesse, les plaintes se multiplient et, pour plusieurs activités, la Ville recourt aux écoles et aux églises avoisinantes pour compenser son manque de locaux. Cette dernière solution demeure imparfaite : les écoles et autres institutions de notre territoire possèdent leurs propres enjeux en termes de capacité d’accueil et de vétusté. La construction de nouveaux espaces dédiés aux sports, à la culture et aux activités communautaires ajouterait près de 7 500 m2 aux 2 910 m2 du centre récréatif existant ; la moitié de l’espace total serait consacré à l’activité physique. Le projet permettrait de grouper sous une seule adresse l’ensemble de l’offre de la Ville et de doter chaque activité d’un espace suffisant et approprié.
De fait, l’ajout d’un complexe sportif au centre récréatif existant verrait la Ville se doter des espaces additionnels suivants :
Piscine intérieure (25 mètres; 8 corridors)
Espace intérieur avec bassin récréatif et jeux d’eau
Gymnase double
Salle de cours pour les loisirs artistiques
Salles d’entraînement, de musculation et d’exercices
Salles multifonctionnelles et studios pour différents cours, activités ou réunions
Espaces de bureaux pour certains organismes communautaires
Piste de course intérieure
Des activités qui ne peuvent être offertes pour le moment, mais pour lesquelles il existe une demande, deviendraient possibles, comme le conditionnement physique, y compris le CrossFit, mais aussi le basketball intérieur, l’escalade, etc.
Pourquoi une piscine intérieure ?
À défaut de posséder sa propre piscine intérieure, la Ville annonçait en 2007 la signature d’une entente exclusive de dix ans pour une utilisation limitée de la piscine de l'école secondaire Pierre-Laporte, ceci afin de répondre ne serait-ce que temporairement aux attentes des Monterois et de donner accès à des activités aquatiques praticables en toute saison.
Il en coûte 300 000 $ annuellement à la Ville pour l’utilisation de la piscine, à raison de 50 heures par semaine. Elle n’est toutefois rendue disponible à la municipalité que lorsque l'école elle-même ne s'en sert pas. La popularité de la piscine ne se dément pas : on y trouve aujourd’hui les plus longues listes d’attente parmi toutes nos activités récréatives.
Jusqu’à quel point le centre récréatif actuel est-il achalandé ?
En ce moment, toutes activités confondues, Mont-Royal enregistre environ 20 000 inscriptions par année. Plusieurs inscriptions peuvent tenir d’un seul et même résident ; on dénombre plus de 9 000 résidents qui s’inscrivent à au moins une activité par année. La Ville ne suffit pas à la demande.
En tant que cité-jardin, Mont-Royal est généreusement pourvue d’espaces verts, plusieurs accueillant des terrains sportifs (terrains de soccer, terrains de tennis, piste de course, etc.) et permettant la pratique de nombreuses activités pendant la saison estivale. La présence d’une piscine extérieure y contribue aussi. C’est surtout le reste de l’année – mais non exclusivement – que la programmation municipale souffre d’une insuffisance de ses infrastructures de loisirs et de sports. Un centre sportif à proximité du domicile, facile d'accès, n'occasionnerait plus de déplacement important ou de perte de temps; il deviendrait d’autant plus simple pour les Monterois d’intégrer l'activité physique dans leur horaire de façon régulière et soutenue, en toute saison.
Qu’en est-il de l’aspect financier d’un projet de complexe sportif ?
Au total, le projet vaut 33 M$. La mise à niveau du centre récréatif actuel représente 6 M$. La construction d’un nouveau complexe sportif, relié au centre récréatif, s’élève à 27 M$. Toutes taxes incluses, ces montants comprennent entre autres une part de contingence de l’ordre de 15 %, question de parer aux imprévus. Depuis 2012, le conseil municipal canalise une partie des surplus générés à Mont-Royal vers un fonds affecté spécifiquement au projet de complexe sportif. À ce jour, la Ville dispose de 5,5 M$ à cette fin. Des montants additionnels pourraient s’y ajouter dans le futur, selon les résultats budgétaires à connaître. Également, une demande de subvention a été logée cet automne auprès du Programme Nouveau Fonds Chantiers Canada-Québec, volet Fonds des petites collectivités, un programme d’aide financière qui a pris son envol cet été et qui pourrait couvrir jusqu’aux deux tiers des coûts admissibles du projet de complexe sportif.
Par ailleurs, en marge des coûts associés à la construction et à la rénovation, il importe de prendre en compte les frais d’exploitation des installations. En ce moment, les frais d’exploitation annuels des installations récréatives de la Ville s’élèvent à 500 000 $ environ. Ce montant exclut les programmes offerts, pour lesquels les revenus couvrent les coûts. Dans la mesure où les revenus des programmes (nouveaux ou anciens) continueront de couvrir leurs coûts, les frais annuels d’exploitation des nouvelles infrastructures envisagées représenteraient 1 M$ de plus qu’en ce moment, la piscine en occupant une large part.
Cela dit, les frais d’exploitation de 300 000 $ que la Ville assume présentement chaque année pour l’utilisation de la piscine intérieure de l’école secondaire Pierre-Laporte, à raison de cinquante heures d’accès par semaine, verraient la dépense diminuer au moins en partie. Il en irait de même ailleurs, bien qu’à moindre échelle, pour les frais de location d’autres espaces par la Ville. À l’inverse, des revenus additionnels peuvent être anticipés en vertu notamment d’inscriptions plus nombreuses, une fois les infrastructures municipales en place pour les permettre.
Quelle serait l’indidence sur les taxes foncières ?
Sans subvention, la hausse au compte de taxes pour une maison unifamiliale moyenne se chiffrerait entre 370 $ et 420 $. De ce montant, les coûts d’exploitation des nouvelles installations représentent 160 $. Toute aide financière gouvernementale réduira cette hausse au compte de taxes, de même que toute portion additionnelle des surplus générés à Mont-Royal en fin d’année financière, à l’avenir, ou autres revenus non anticipés.
Connaît-on des comparables ?
Les défis auxquels fait face la municipalité en matière d’insuffisance de ses infrastructures de loisirs sont partagés par de nombreuses autres villes. De mémoire récente et tout près de nous, Dorval, Westmount et Côte-Saint-Luc notamment ont construit dans les dernières années des installations récréatives d’un calibre équivalent au projet de Mont-Royal.
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