Au moment où l’historien français des couleurs Michel Pastoureau rendait visite à Montréal en vue de faire une série de conférences, s’est tenue à notre bibliothèque la quatrième exposition de printemps de TRAM, nos magiciens de la couleur. La plupart de nos concitoyens connaissent la Table ronde sur l’art de Mont-Royal grâce à ses expositions et à son salon d’automne à la salle Schofield de notre hôtel de ville.
Œuvre de Barbara Handfield. Lors d’une entrevue qu’il a donnée à Caroline Montpetit, journaliste au Devoir, Monsieur Pastoureau nous apprenait ou nous rappelait que les couleurs étaient comprises différemment selon les parties du monde. Ainsi, le noir et le blanc sont en opposition en Europe alors que le rouge et le noir s’associent en Asie. Il a ajouté que le rouge était la première couleur maîtrisée par l’homme, en donnant en exemple les peintures rupestres. En Occident, le rouge nous fait percevoir le sang et le feu mais aussi l’amour.
A Mont-Royal, qui parle de peinture artistique pense à TRAM. Ses oeuvres étaient accrochées sur les cimaises de la bibliothèque du 21 avril au 17 mai dans la salle d’exposition, et jusqu’au premier juin sur le mur d’art et dans la vitrine qui a accueilli les sculptures. C’est vraiment l’amour de l’art qui anime les participants et participantes dont certains et certaines suivent encore des cours au centre des loisirs pour améliorer leur style d’aquarelle, de peinture à l’huile, de techniques mixtes, de dessin, pastel et autres.
Cette escale au pays de l’art nous a charmés : la Nuit blanche à Santorini de Nadine Aboussouan, la Lumière qui jaillit des ténèbres de Danièle Zaikoff, l’Entrée dans une favela d’Andrée de Sève, dans le Jardin tropical d’Irène Gianetti, les Coquelicots de Vladimir Midvichi, les Fleurs roses de Marlene Bonneau et l’oiseau de Nabil Zariffa, moment photo.
Faute de place, nous ne pouvons citer tous les artistes. Nous rendons cependant hommage à Hélène Gaudry Seni et à son équipe qui a si bien organisé l’événement.
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